Confinement et digital

Covid 19 et le confinement, un accélérateur du digital?

La pandémie du Covid 19 touche notre monde et fragilise l’économie mondiale. L’île Maurice n’a malheureusement pas été épargnée et nous avons dû nous adapter à la situation sans planification car nul ne pouvait prédire cette situation sans précédent. Fort heureusement, la technologie digitale nous permet de faire face à un bon nombre de défis malgré que notre petite île ait encore beaucoup d’amélioration à prévoir dans le domaine digitale.

Le digital pour les entreprises

Bon nombre d’entreprises n’ont jamais misé sur les structures adaptées pour le « work at home ». Etant conservatrice, il n’a jamais été dans la culture des sociétés mauriciennes de permettre à leurs employées de travailler de chez eux. Avec l’annonce du confinement, les employés qui peuvent continuer à travailler de la maison ont été demandés d’assurer leurs activités mais après plus de vingt jours à la maison, beaucoup d’entre eux n’ont plus beaucoup de tâches à assurer par manque de direction et de planification. Cette situation nous permet de réaliser que beaucoup d’opérations peuvent être accomplis avec une bonne structure du « work at home » incluant des prises de rendez-vous, la comptabilité ou encore les activités de ressources humaines et légales.

Le digital pour le marketing et la communication

Avec le ralentissement de différent secteur d’activité et la fermeture d’activité non essentielle, nous nous dirigeons vers une récession financière qui affectera l’économie de l’île. Beaucoup d’entreprises ont compris qu’il est nécessaire de privilégier des leviers digitaux en considérant un retour sur les investissements. Les experts digitaux recommandent d’adapter des campagnes pour capter les internautes qui souhaitent se distraire et de garder contact pour de la communication bienveillant, des contenus sur des produits, futures promotions et en renforçant  leur visibilité sur les réseaux sociaux pour la mémorisation publicitaire et l’interaction pour générer de futurs achats.

Les journaux, le digital et les revenues

Les groupes de presses mauriciennes sont déjà très présents sur la toile. Il existe une guerre constante sur la chasse d’information et la publication de « news inédite » pour attirer le plus de visiteurs. Plusieurs lecteurs ont fait le constat que les titres changent mais que le contenue est quasi similaire concernant les informations publiées. La logique du digitale préconise d’avoir le plus de visiteurs pour augmenter la valeur des espaces pub mais nous avons l’impression que plusieurs groupes de presse se servaient de leurs journaux en ligne pour apporter un soutien à leurs média traditionnels ; journal et radio en délaissant le potentiel concernant les publicités digitales.

Plusieurs experts digitaux confirment que nos journaux en ligne n’exploitent pas suffisamment  leurs opportunités concernant de nouvelles stratégies pour augmenter leurs revenues en ligne.

Shopping ? Ravitaillement et le fameux « social distancing »

Pour combattre le virus, l’OMS recommande de rester confiner, d’éviter les endroits fréquentés et de garder une distance sociale d’un mètre entre les individus. Nous nous retrouvons à devoir faire des achats en ligne et de minimiser nos sorties. Malgré que certaines entreprises aient leurs sites offrant de la vente en ligne depuis un bon bout de temps, nous avons assisté à une situation désastreuse lors de la fermeture des commerces de l’île. Très peu de gens ont pu accéder aux commerces en ligne et seulement une centaine de famille ont pu se ravitailler sur les sites « e-commerce ».

En ce temps de confinement, nous pouvons seulement constater et apprendre de nos erreurs pour nous préparer aux futurs défis. Ces dernières semaines nous ont clairement démontré que notre population est prête pour se servir de nos services en ligne et que le digital doit impérativement devenir un des piliers de notre économie en s’intégrant aux infrastructures existantes. Il est important pour nos entreprises d’investir pour offrir un service à domicile à leurs clientèles car nous ne savons pas ce que nous réserve l’avenir et comment sera la reprise de nos activités.

Photo by William Iven